Pour ceux qui, pétris de culture et emplis de lectures incessantes penseraient que l'hermétisme que je professe se construit dans l'ignorance de l'histoire de la secte du même nom je voudrais faire une mise au point. J'ai pris soin depuis le début de cette aventure (solitaire) de ne pas me prétendre "hermétiste" mais bien "hermétique", car je ne saurais, enfermé que je suis dans une ignorance crasse prendre à mon compte les atours et les détours de la religion hermétiste qui reste une croyance mystico-gnostique qui semble n'accepter dans ses rangs que les élites d'un monde méditerranéen encrées dans l'histoire d'une intellectualité bien à nous qui à tendance à ne pas supporter les petits trublions dans mon genre. J'ai été frappé par les capacité du terme "hermétique" dès que je l'ai aperçu dans les pages de l'uzinagaz, ce mot ouvre la porte à toutes les insanités et surtout permet une expression qui se passe de justification. Or c'est bien là où je veux en venir, j'en ai assez de cet art "moderne" qui n'a d'esthétique que si l'on prends le temps de lire les discours accolés à des œuvres sortis de cerveaux formatés à être des "créateurs", et qui ne font sens que pour une frange infime des publics potentiels de l'art. Je pense (peut-être à tord) que l'art gagne à être compris, non pas de cette compréhension de rats de musées qui feront à tous les coups des références à l'histoire plus ou moins oubliée d'un art plus ou moins grand, mais bien de cette compréhension de tout un chacun qui, dans un contexte culturel et social aléatoire est capable de ressentir le sentiment esthétique qui se dégage d'une œuvre, quelque soit d'ailleurs la qualité "technique" de celle-ci. Le mot d'hermétique se prête donc à merveille à la revendication d'un art nouveau, qui se passe de justifications, qui se passe de sources culturelles et esthétiques et qui se veut avant tout une expression, si peut recevable soit-elle. Je ferais donc ici mes plus plates excuses aux partisans d'Hermès et des divinations liées à cette croyance que je respecte au plus haut point. J'irais même jusqu'à dire que si dieu est mort l'enseignement du corpus hermeticum reste lui d'une actualité philosophique fulgurante et que si nous jouons avec ce mot ce n'est que pour nous amuser et non pas pour salir cette mystique millénaire. Je dirais pour conclure et pour faire acte de plagiat qu'avec les hermétistes nous pensons que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas et que ce qui est en bas est comme ce qui est en haut et que nous tâchons comme tout un chacun de trouver notre pierre philosophale en séparant le subtil de l'épais et que si nos tables ne sont pas d'émeraude elles sont d'un bois des plus nobles et n'aspirent qu'à être remplies des enseignements les plus disparates.
RM
samedi 23 mai 2009
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