mercredi 24 juin 2009

l'idéal du tupper-ware

Ne pouvant rester éternellement au stade "social" de l'art nous avons aujourd'hui atteint un mode de créer qui est devenu "individuel", les académies enseignent une création du ventre, du corps, et transgressent l'antique goût de la technique. Mais cela n'a pas encore pris sens à l'échelle sociale, les artistes restent cantonnés dans leurs univers, et l'art lui-même, réduit à un signe extérieur de richesse ! L'on parle aujourd'hui de messages publicitaires "artistiques", diable ! La beauté saurait-elle être un simple outil de séduction ? N'est-ce-pas là le dernier de ses rôles ? L'art en tant que recherche du beau ne demande qu'une réception, un regard, car c'est l'intelligence qui peut juger de façon technique, le corps lui, prends l'expérience dans ses entrailles, il est naturellement a-moral. Le regard, par sa contingence, nie l'histoire et la culture, car il est lié à l'histoire "naturelle" de notre corps et fait que l'on peut n'y rien voir à un chef-d'œuvre et ressentir une grande joie, ce plaisir de voir, face à un enchevêtrement d'aménagements urbains ou face à un couché de soleil sur une montagne blanche ! Ainsi nous, hermétiques de tous bords et de tous abords considérons cet acte de voir comme la création elle même, nous pensons un art total, dans la mesure ou il n'est que de notre choix de regarder le monde selon ses couleurs et ses proportions, et d'y trouver l'éclat tragique des tensions qui le traversent.

L'idéal du tupper-ware contient de l'air, est en plastique, et se ferme hermétiquement, mais cela n'est pas son seul tenant. La tupperwarité est une nécessité sociale, cet entre-soi, cet espace de la compréhension, dia-logos, qui prend aujourd'hui des formes infinies et, de la guerre à l'art, trouve bien des voies pour s'exprimer. Nous choisissons l'art ! Dans son hermétisme, dans sa tupperwarité, et dans sa gaité !!!


NM

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